samedi 6 août 2011

A jamais tu te réveilleras,
Coeur plus léger, sans bosse. Vie est la première certitude
Que l'on croit impensable. Vie. Mais je sais
Qu'en toi d'exécrables visions,
Non seule l’appréhension, mais le besoin a expiré.
Tu veilles à jamais. Tu as combattu, mais comme moi,
Pas assez. Toute chose, pourtant, et tu l'as su, a valu
Que tu vives et de ton rire le ciel
Fut digne. Grand bonheur, plaisirs, plaisanterie-
Oui, rien d'autre, c'est évident : la mort. Mais le monde
est diamant.
Je ne me calme pas; Fatigué, je dis : Proteste
Encore une fois. A notre espèce le hasard
N'a offert que la chance. Rien de plus.
Admires-en davantage
Les autres, le réel, la puissance intelligente
Inconnue qui domine la catastrophe ordinaire,
La mobilité permanente de chaque minute-
La cassure infinie de la patience.

Alain JOUFFROY
Photo/ net

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