samedi 6 août 2011

Tu le dis tu l'écris le proclames
( et ce n'est pas moi )
tu ne veux plus entendre parler de larmes
en toi je sens même une haine
se dresser à l'approche des blessures
tu ne veux plus guetter
la mort au bord des mots
sans cesse tes mains s'éloignent des miennes
et le bord de ton fleuve à chaque  aube s'écarte
un peu plus de celui où pour voir je me tiens
quand le jour s'est levé sur les tombes trop grandes
portant ses doigts mauves l'amour ouvert de Dieu

écoutes-moi encore pendant que tu t'éloignes
et dis-moi en soi comment les refuser
au bord de ce grand noir qui s'ouvre sur la fin
les très chaudes caresses et si lentes des pleurs
leur gravité de violoncelle dans les violences de la vie
et la présence du sourire qui derrière les heures
paisibles s'aperçoit au bout de nos allées.

Jean PEROL
Photo/ Net

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