samedi 17 septembre 2011


Tu t’approches du feu
sa flamme est tantôt bleue
tantôt vert émeraude
peut-être de la pourpre marine
dans l’arc noir des paupières
Que serait d’autre le poème
sinon un visage mouvant
un clin d’œil émouvant
masque ouvert comme une main
ramures de chèvrefeuille enlacé
senteurs entêtées d’un soir de mai
entre deux mémoires
le jeune homme tenant tout tremblant
dans sa main à travers le grillage
un sein qui palpite tel un oisillon éperdu
le quinquagénaire blanchi tout aussi perdu
dans les arcanes de l’attirance
Tu ’approches du feu
mais la braise veut-elle de toi
dans le cercle de ses blessures
de ses destins implacables

extraits de « Tout passe… »
Abdelmadjid Kaouah
Photo/Net

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