vendredi 13 janvier 2012



Quand j’examine, pour le meilleur et le pire,
Sur quoi mon amour a pu s’établir-
Une bouche en coeur, une belle musculature,
Un sourcil perplexe, une habile tournure
De phrases éprouvées comme le péché ;
Un menton en galoche, l’oreille effilée,
Une fine silhouette, et des yeux fendus,
Ni froids, ni bons, sans sagesse contenue-
Quand ainsi je sonde, en mon for intérieur,
Tous ces petits riens qui contentent mon cœur,
Ces vétilles prosaïques qui m’ont envoûtées,
Je m’éblouis de ma banalité.

Dorothy Parker
Photo Net

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire