vendredi 20 avril 2012



Je dirais que je ne vois rien et que je ne sais pas.
Quelque chose est en suspens. L’heure en repos.
Je veux être vivant comme une blessure, comme un signe,
pas davantage que la rumeur d’une chose nue.
En ce moment rien n’est confus ni opaque.
Les labyrinthes sont tremblants, transparents.
On dirait que je traverse un jardin et que la vie entière
repose parmi les forces de la cendre
et l’éclat des flammes. Et je m’endors
en sentant la beauté et le temps, le même arc de lumière.

António Ramos Rosa

2 commentaires:

  1. Douce, j'aime bien ce que vous nous donnez à lire. Comment m'inscrire à votre blog?

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  2. ulysse, aussi simplement que vous vous abonnez aux autres blogs.....vous pouvez aussi me retrouver sur facebook...sous le même nom..

    @u plaisir.
    Douce.

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