samedi 7 juillet 2012

Ma main novice. Mains pusillanimes d'abord. (mains d'adolescente honteuse aux prises gauches, fébriles, mal assurées) Et fallait-il te dévêtir, déjà ? Je me souviens de mes mains qu'irritaient tes vêtements, cols! ceintures, et de leur cheminement souterrains, offusqué, le coeur leur manquant, le coeur les poussant... Et dans le lit, d'abord je les ai repliées, épiant seulement les manoeuvres du désir de toute ma coque alertée. Jaillissement angoissé de mes mains vers ton sexe. prise de possession tremblante.
Puis j'appris à te gouverner, j'appris à traiter ton désir visible, l'écho de ton sourire me rassurant. Prise de possession de l'arbre en ses fruits.
Mains remplies, riches mains - plénitude -
Mains comblées par ta croissance. (Double aventure, double découverte)

Mes mains autour de toi, comme autour d'un enfant.
Tu te livres, évident.
Je fais les gestes simples qui défroissent et polissent, je t'encercle et tu jailli entre l'anneau de mes doigts.
Mes pouvoirs me ravissent.
Source que je discipline, source que je sucite.
Mes mains comme un sexe de fille tranché O sexe débouchant sur mon seul regard qu'émerveille cette parade ; érection d'un monolithe. Simplicité des grandes dalles sacrées. (mes doigts rétractiles)
Par l'arbre qu'enserrent mes doigts, je possède la forêt.

Mes pouvoirs m'étonnent... c'est sur ton visage aux yeux clos

jubilation silencieuse

à peine battants (aux lèvres ouvertes sur la forme de ton cri prochain) que j'apprends à te conduire, longeant les précipices.
Et si je resserre ma prise autour de toi, ton sourire mourant m'apprend que tu es à ma merci.
Je peux te détruire mon amour et peu s'en faut que je ne désire tant m'exaspère ce corps qui s'oppose au mien.
Tu es à ma merci.

Mireille SORGUE

2 commentaires:

  1. Je le voudrais
    Bien, tant.
    Je le voudrai longtemps
    Etre à ta merci.
    Enserrée, disciplinée. Sacrée.

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  2. Oui Ludie comme je vous comprends...

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