samedi 21 juillet 2012

Non pas fille-fleur dans sa parure vaine de corolles, mais fille-fruit se savourant.
 Femme! dans son parfum de femmme et la succulence de sa chair éclatée promise à la consommation.

Femme par le double jaillissement de mes seins que séduit et fait lever ta paume y posant un baiser plus vaste qu'aucun de ta bouche, plus impérieux que la faim d'un enfant et sous lequel, au lieu de lait, le sang vient à fleur, me presse et germe.

Femme dans la richesse de ses seins sapides où fleurit le sel.
(Avais-je seulement des seins avant que tes mains me l'apprennent ? (...) peu à peu j'ai cessé de rire sous ta main tant m'occupait, tant me ravissait cet éveil comme d'une étoile double s'allumant.)

Double lumière bue par mon ventre où s'aggrave le feu...
Un embrasement progresse par grands pans de corps croulant.
Illuminée je suis plus nue.
A ta merci.

Mireille SORGUE

1 commentaire:

  1. Ne manquent que les parfums chauds et poudrés de corps pas forcément sages et la tension du toucher...

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