mardi 24 juillet 2012



Tao

Bonheur — ou comment dire cet espace du souffle
élargi tout à coup aux dimensions du ciel
quand l’instant d’avant : vertige, angoisse,
que sais-je? tu trébuchais
à chaque pas sur ton propre corps.
Parler est impossible et toi-même peu digne
d’ouvrir la bouche ici, sinon peut-être, oui,
comme un poisson sur l’herbe
entre les jambes du pêcheur qui rêve.
L’ombre de la ligne n’empêche pas le courant,
ni ta main crispée le temps qui passe,
laisse aller, laisse, car tout est perte
et qui veut prendre — et nommer est-ce autre chose?




Guy Gofette
Photo Net

1 commentaire:

  1. Tes mains, tes doigts croisés dans mes mains sur mes doigts. Tu sais bien que je ne veux que ça,
    l'étreinte du plaisir et je te rends à toi.

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