jeudi 20 septembre 2012



Mon amour, si je meurs et si toi tu ne meurs pas,
Mon amour, si tu meurs et si je ne meurs pas,
Ne laissons pas la douleur étendre son territoire
Il n’existe pas de prolongement pareil au nôtre.

Poussière sur blé, sable sur sables
Le temps, l’eau errante, le vent vagabond
Nous a emportés comme des graines voguant sur l’eau.
Nous aurions pu ne pas nous rencontrer dans ce temps.

Cette prairie où nous nous sommes rencontrés,
Oh minuscule infini ! rendons-la.
Mais cet amour, mon amour, n’est pas près de finir.

Puisqu’il ne connut pas de naissance
Il ne connaîtra pas de mort, il est comme un long fleuve,
Qui change seulement de terres et de lèvres.

Pablo NERUDA

Photo Net

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