samedi 15 septembre 2012

Tout de suite, je t’ai voulu…
Tu t’es déshabillé, et je me demandais si j’aurais la force de t’attendre, le désir de toi me faisait onduler sous les draps.
Quand tu m’as rejointe, tu avais un peu froid, tu m’as trouvée brûlante, et c’est vrai, je brûlais.
Que ta peau était douce, et affolant ton corps !…
Tu m’as tourné le dos ; mon ventre s’émerveillait à épouser tes fesses, et je t’ai caressé ainsi, en pressant contre toi mes seins qui bandaient fort, mon nombril, mon pubis, mes cuisses.
J’ai mélangé mes jambes aux tiennes, je les ai nouées autour de toi, et mon sexe, qui s’ouvrait dans l’étreinte, s’écrasait sur ta peau…
Mes bras ont entouré ta taille, et mes mains se sont livrées, sur ton ventre, à d’impatientes fouilles.
J’ai trouvé ta queue, toujours sans rien voir de toi que ta nuque épaisse, ton dos attentif, et ce cul insolent qui me ferait regretter parfois d’être une femme(...)

Françoise REY/ Extrait La femme de papier.

2 commentaires:

  1. Francoise Rey contemporaine, concomitante et captatrice de la pensee mienne. De la vie , pure. Et mes désirs. Du récurent, au quotidien.

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  2. Comment pourrait-elle regretter d'être une femme?

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