mardi 26 mars 2013



Et nous voici
encore une fois,
jetés dans les vendanges et bousculés d'azur,
célébrant la beauté du monde

Nous voici menacés
dissous, désarmés,
ivres de soleils imparfaits


Îles folles de la nuit,
Îles éclatées
Nous scintillons dans nos défaites
de toute l'insolence de vivre

Quelles sources en marche
Quel acharnement ?
Mains nues,
abandonnées aux drames, aux blessures,
aux caresses,
j'aime la vie jusqu'au désespoir

Terre insensée,
nous t'invoquons, royale
Et nous voici dans ta poussière,
investis, effrités,
clamant encore la joie d'être mortels.

Colette GIBELIN
Photo net




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire