jeudi 16 mai 2013



Je ne veux plus de votre visage de sage
Qui me sourit à travers les voiles vides de l'enfance
Je ne veux plus des mains raides de la mort
Qui me traînent par les pieds dans les brumes de l'espace
Je ne veux plus des yeux mous qui m'enlacent
Des cratères qui crachent leurs spermes froids de fantômes
Dans mon oreille
Je ne veux plus entendre les voix chuchotantes des chimères
Je ne veux plus blasphémer toutes les nuits de pleine lune
Prenez-moi comme otage comme cierge comme breuvage
Je ne veux plus maquiller votre vérité
Je ferais le grand écart pour vous impressionner
Seigneur.


Joyce MANSOUR/Déchirures, 1955.

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