vendredi 23 août 2013

Il est à quelques centimètres de moi.
Il est à une main.
Un geste de moi.
Et je ne le fais pas.
Alors je peux survivre à tout.
Toutes les solitudes, toutes les peurs et tous les élans.
Si je m'en vais avant de saisir le visage de cet homme dans mes mains et d'enfoncer ma langue dans sa bouche, et tenir, longtemps ce baiser plein de sang et de reconnaissance, si j'arrive à ce froid là, cette inhumanité, alors plus rien jamais ne pourra m'atteindre...
Si je ne touche pas sa peau, ses cheveux, si je ne baise pas ses paupières, ses mains , là , sur ce trottoir, c'est que je suis invincible.
Je flotte dans une zone où plus rien, aucune blessure n'est possible.
Je lui dis une dernière fois, Je t'aime.
Dans ma tête.
Je t'aime...je t'aime...
Je l'aimerais toujours.
Même lorsque je n'aurais plus aucun sentiment, quand tout m'aura quittée...
C'est un mystère d'aimer cet homme égoïste, et de l'aimer de tout mon être.
C'est un mystère d'aimer ce qui est si imparfait et douloureux.
Je suis face à lui ...
et je pleure de tout cet amour que je ne lui dis pas.

Véronique OLMI
Photo Net


3 commentaires:

  1. Il me parle cet extrait...sourire...j'ai retenu le même quand j'ai fait le billet du roman"Nous étions faits pour être heureux"...le hasard et/ou une sensibilité commune...bisous

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  2. @ Ludie...oui...
    @ Jacky..certainement...

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