mercredi 6 novembre 2013

Que les adieux sont étranges.
Ils ont un je-ne-sais-quoi de glaçant comme la mort, et pourtant ils réveillent la force désespérée de la vie. Les adieux fondent peut-être un territoire, ou nous renvoient à l’unique territoire qui nous appartienne en propre, la solitude.
C’est comme si on devait retourner de temps à autre dans cette zone, tracer un trait et dire :
voici d’où je viens, voilà qui j’étais, de quoi suis-je faite ?

Andrés Neuman


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