vendredi 24 janvier 2014

C’est parce que tu diffères de moi que je t’aime ;
Ne crois pas que ta vérité
puisse être trouvée par quelque autre ;
Jette mon livre ; dis-toi bien que ce n’est là
Qu’une des mille postures possible. Cherche la tienne.

Ne t’attache en toi qu’à ce que tu sens
qui n’est nulle part ailleurs qu’en toi-même,
et crée de toi, impatiemment ou patiemment,
ah ! le plus irremplaçable des êtres.

André GIDE


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