jeudi 16 janvier 2014

Je prends, pour me consoler, un crayon et un papier blanc.
Pour me consoler, sur le papier, je décide de déposer des mots.
Je mets du temps à choisir les mots.
Je veux les mots les plus justes, ceux qui serrent au plus près la réalité.
Avant de choisir les mots, je cherche à savoir à quoi ils vont servir, ce que j'ai à dire.
Il faut deviner, dans ma pénombre, ce que j'ai sur le coeur.
Il faut voir clair à l'intérieur, comprendre ce qui s'y passe, ce qui fait mal.
Pourquoi çà fait si mal...
Au milieu des mots que j'ai choisis, il arrive des mots que je n'ai pas invités, des mots sauvages.
Ils ont bien fait de venir, ils m'apprennent sur moi des choses que je n'aurais jamais pu imaginer.

Jean Louis FOURNIER

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