lundi 27 janvier 2014



J’eusse aimé que tu me suives
Voulais-je que tu me suives, ou
que tu délaisses mes traces ? 
Au moment où
le feu est passé au rouge
j’ai traversé, voleur que pourchassaient
ses remords. 
J’ai laissé derrière moi
les grandes rues, j’ai filé par les sentiers
sans issue. 
Je me suis retrouvé
sur des ravins de soleil, et là, sur des pics
vertigineux, j’ai attendu
que les digues eussent calmé les eaux
troublées du cœur.

Piero Bigongiari




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