samedi 1 mars 2014

Soudain si je te demandais : que sais-tu? que pourrais-tu répondre?
Ta langue serait tétanisée.
Dire c'est trop dévoiler.
Il y a une foule à ta porte.
Il y a un océan dans chaque regard.
Il y a dans cette ville quelqu'un qui ne comprend plus et qui pleure.
Il y a des mains usées qui parlent.
Il y a des bouches peintes qui se tendent.
Il y a des peaux nues qui se rencontrent.
Il y a le vent.

Patricia FARAZZI/extrait


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire