jeudi 3 avril 2014

Un chant flotta comme une écume
La branche tremblait sous l’oiseau
Et l’arbre, d’écume en écho,
Transmit le poème de plume

Mais vers le ciel renouvelé
Quand l’oiseau se fut envolé
Jusqu’à l’indigo de l’aurore
Pour les belles et pour les blés
Une branche tremblait encore,

Puis au fil de l’herbe et de l’eau
L’orme prolongea sans oiseau
Le végétal message d’ailes
Et tard sans arbre et sans amour
Du côté des lèvres fidèles
Le silence chantait toujours.

Robert GOFFIN



1 commentaire:

  1. Jamais, avant ce moment-là, je n' aurais désiré être un oiseau.
    Mais là, juste l' un des deux, pour chanter et me blottir contre cet autre...
    Si semblables et si beaux.

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