vendredi 27 mars 2015

Je vois la mer qui râpe les rochers, et le blanc d’ongle des vagues est la ligne qui la sépare de la terre.
Je vois la ligne rouge du coucher de soleil qui sépare le jour de la nuit, je pense que le monde est l’œuvre du roi du verbe diviser et j’attends la ligne qui viendra me détacher des jours.
La vie est un long trait continu et mourir, c’est aller à la ligne sans le corps.

Erri De Luca, Trois chevaux


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