samedi 28 mars 2015



Tu as semé en moi le désir au rythme des saisons.
Tes baisers réveillent mon corps, avec la douceur d’un soleil tendre qui entre sur la pointe des pieds au printemps et caresserait la terre jusqu’à l’embrasser entière.
Comme des nuages vagabonds sur un étang, ainsi, tes mains aventurières, pérégrinent sur mon corps jusqu’à jeter l’ancre dans mon port secret.
Infiniment arrêtés.
Plaisir retardé, sous l’éblouissement de l’été.
Comme le brouillard tu me pénètres, avec la ténacité du vent lançant un voltigement de feuilles mortes en automne.
Tu es de feu. Avec une ardeur de luciole je me livre à ton bûcher. 
Comme une braise tu m’allumes jusqu’à devenir une étincelle qui trouble les entrailles de l’hiver.
Toi dans toutes les saisons de la peau.
Le temps est resté prisonnier entre les draps et il ne trouve pas la sortie, dans ce désordre de caresses.

Diana Lichy





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