mercredi 20 mai 2015


Il n’y a que trop de Narcisses dans le monde, de ces gens amoureux
d’eux-mêmes. 
Ils sont perdus s’ils trouvent dans leurs amis de la complaisance. 
Prévenus de leur mérite, remplis d’une idée qui leur est chère, ils passent leur vie à s’admirer. 
Que faudrait-il pour les guérir d’une folie qui semble incurable ?
 Il ne faudrait que les faire apercevoir du petit nombre de leurs rivaux ; 
que leur faire sentir leurs faiblesses ; 
que mettre leurs vices dans le point de vue qu’il faut pour les faire voir, 
que se joindre à eux contre eux-mêmes, 
et leur parler dans la simplicité de la vérité.


Montesquieu



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