mercredi 6 mai 2015


Je ne crois pas que le cœur jamais ne se casse comme un vase. Il laisse simplement glisser quelques fleurs. Cette fois-là. Uniquement.
Je ne crois pas aux hasards, aux coïncidences, aux machins anodins ni à ceux qui tombent trop bien. Ce sont des destins, des gestes de la main, des messages, des réparations, des précisions, des prévisions, des défis, des signes, des réponses, des balises sur le chemin, notre Je de piste.
Je ne crois pas à l'absence de ceux qu'on aime. Ou qu'on hait. Le silence jamais ne se fait entre ceux qui sont liés par l'appel, ou le rejet du cœur.
Je ne crois pas qu'il ne faille pas croire.
Et 
Je crois que cesser de croire dur comme fer est notre faille. 
Et 
Que le risque, en marchant, c'est de tomber dedans.

© texte et droits Martine SDY Benz, 2015.



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