lundi 9 novembre 2015

Il existe des promesses et des miroirs dressés sur le chemin des regrets. Un amour englouti dans l'étreinte de la nuit, un amour mouillé par des pluies retenues dans les nues, un amour qui se fait douleur exaltée, c'est une toile indécise qui creuse sa tombe à côté des amants ruinés par l'attente.
(....)
Je comprends combien tu m'as aimée, je n'en ai jamais douté, comme je ne peux oublier que tu n'as pas su nous choisir.
(...)
Je me blottis dans les mots.

Tahar Ben Jelloun.



2 commentaires:

  1. Se blottir dans les mots, parfois, une jolie consolation, mais qu'elle ne vous soit pas perenne Chère Douce. "Le choix" de celui qui ne vous a pas choisi, s'il est un fait, s'il vous est souffrance, ce choix malgré tout, ne doit pas vous empêcher d'entrevoir demain. Celui qui n'a fait que passer mérite-t-il que l'on s'y arrête? Oui, probablement pour y songer comme à un doux et vague souvenir. Mais c'est tout. S'il n'a fait que passer, s'il n'a pas su vous choisir, il n'a pas su vous aimer. Où si peu, peut être.
    Tournez les pages, vous méritez mieux.
    Regardez devant vous Douce, il y a surement mieux encore. C'est même certain.
    B.

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