jeudi 5 novembre 2015



J'ai appelé ma péniche " La pharmacie littéraire" dit Perdu. Je voulais soigner des sentiments qui ne sont pas reconnus comme maux en soi et n'ont jamais été diagnostiqués par des médecins. Tous ces petits sentiments, ces mouvements d'humeur auxquels aucun médecin ne s'intéresse parce qu'ils sont apparemment trop insignifiants, trop impalpables. Ce sentiment qui nous envahit quand un nouvel été tire à sa fin. Quand on réalise qu'on n'a plus toute la vie devant soi pour trouver sa place. Ou encore ce petit deuil que l'on doit faire quand on s'aperçoit qu'une amitié n'ira finalement pas plus en profondeur, et qu'il nous faut chercher encore celui qui méritera notre condiance. Ou, aussi, cette tristesse qui nous envahit le matin de notre anniversaire. La nostalgie de l'air qu'on respirait pendant notre enfance.
(...)
Nina George / extrait/ La lettre oubliée. 


Photo  "L'eau et les rêves est la seule péniche librairie de Paris."


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