mercredi 25 novembre 2015

Un oiseau s’envole,
II rejette les nues comme un voile inutile,
II n’a jamais craint la lumière,
Enfermé dans son vol
II n’a jamais eu d’ombre.

Coquilles des moissons brisées par le soleil.
Toutes les feuilles dans les bois disent oui,
Elles ne savent dire que oui,
Toute question, toute réponse
Et la rosée coule au fond de ce oui.

Un homme aux yeux légers décrit le ciel d’amour.
Il en rassemble les merveilles
Comme des feuilles dans un bois,
Comme des oiseaux dans leurs ailes
Et des hommes dans le sommeil.


Paul Eluard


Tableau G.Braque pour qui P. Eluard a écrit ce poème en 1924.


2 commentaires:

  1. Picasso
    de l'oiseau
    en a fait une colombe.

    RépondreSupprimer
  2. @ Jeandler......les oiseaux sont source d'inspiration....

    RépondreSupprimer