vendredi 18 décembre 2015

Et les sombres nuages d’hiver penchés comme le mat d’un bateau sous la houle
D’ici mon regard sur les collines se fait plus aigu quand la nuit se dépose
Surtout quand souffle le vent qui emporte tes fiertés d’homme
Et les braises du feu se colorent de miel dans une douce chaleur intime
De là mes éclats de peines ne frôlent plus que moi
Puisque plus aucun de mes sourires ne débordent d’étincelles
Et la lourde porte est close si fragile au bord du silence
Là-bas tu danses avec des fantômes qui jamais ne prendront vie
Pourtant nos corps se sont étreints dans nos violents ballets de désirs
Et la nuit apporte des parfums agacés de chanvre exotique
Plus loin hier sauras-tu te pardonner ton silence
Dors mon cœur mes courbes ne hantent plus tes sommeils torturés
Dors mon cœur tu ne vois plus l’étincelle qui irradiait au-delà de nos soupirs
Dors mon cœur
Moi je n’ai plus peur.


M@claire ©


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