samedi 5 décembre 2015

Parfois tout comme ça je me songe un lointain. Toute la lumière s’invite. Mes pieds parcourent un carrelage frais. Je me songe parée de léger, flottant autour de mon corps presque dénudé. Ce matin le café est plus fort mon sourire plus franc mes yeux plus rêveurs mes cheveux plus défaits. Tout comme ça, là, tu sais. Puis la mer me regarde à travers les banyans tant l’heure est douce l’alizé souffle du bleu azuréen. Je me songe indolente en tulle blanche comme une créole insolente des temps anciens qui attendrait son amant mené par le bateau qui mouille à l’horizon. Je me songe un ailleurs ou ta voix grave glisse mille douceurs vanillées dans le silence du matin. Des mots joie des rires passion une attente longue que le retour efface. Et tu clos le verrou pour l'intime. Les yeux qui se prennent les mains qui se cherchent. Les corps qui se frôlent.Ton habit qui glisse mes froufrous qui s’éparpillent. Le cœur s’emballe et mes joues s’empourprent. Je nous songe retirés dans une baie de ces îles protégées de tout bruit si ce n’est le chant du Siffleur semant sa sérénade. Tu vois tout comme ça un matin d’hiver je me songe un peu loin. Tout comme ça sans raison une envie.

M@claire ©
Tableau Fragonard Détail. 




2 commentaires:

  1. Résister avec abandon
    les cœur déverrouillé.

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  2. @ Jeandler ....résister est-il une forme d'abandon?

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