mardi 1 mars 2016


En été les lis et les roses
Jalousaient ses tons et ses poses,

La nuit, par l’odeur des tilleuls
Nous nous en sommes allés seuls.

L’odeur de son corps, sur la mousse,
Est plus enivrante et plus douce.

En revenant le long des blés,
Nous étions tous deux bien troublés.

Comme les blés que le vent frôle,
Elle ployait sur mon épaule.

Charles Cros in Le coffret de santal















2 commentaires:

  1. Troublé par

    L’odeur de son corps, sur la mousse,

    C'est bien, c'est fort, c'est vrai, bien loin de mes vulgaires émois de vieil homme au bout de sa vie… (http://acoretacris.blogspot.fr/?zx=a68eccb8c03eca36 )

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  2. @ Ulysse ..il n'y a pas d'âge pour les "émois" ! et chaque âge contient ses surprises....!

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