dimanche 10 avril 2016



Comme sont subtils et nombreux, et lourds à porter, nos fourvoiements, nos pensées secrètes, nos espérances inavouées, les gestes que nous attendons d'autrui, ceux que nous retenons, les mots que nous voulons entendre, ceux que nous entendons et qui n'ont pas été dits.

Alice Ferney


3 commentaires:

  1. « J'ai dit ce que j'ai vu et ce que j'ai senti,
    D'un cœur pour qui le vrai ne fut point trop hardi,
    Et j'ai eu cette ardeur, par l'amour intimée,
    Pour être, après la mort, parfois encore aimée,

    Et qu'un jeune homme, alors, lisant ce que j'écris,
    Sentant par moi son cœur ému, troublé, surpris,
    Ayant tout oublié des épouses réelles,
    M'accueille dans son âme et me préfère à elles... «

    Anna de Noailles, L’ombre des jours (1902)

    RépondreSupprimer
  2. @ ulysse, merci pour ce poème, que je ne connaissais pas. Bel écho à l'évocation des mots d’Alice.

    RépondreSupprimer