lundi 30 mai 2016



T’écrire, ce n’est rien d’autre que faire le tour de ton absence.
Décrire l’héritage d’absence. 
Tu es une forme vide impossible à remplir d’écriture.


Annie Ernaux
Photo Sylvain Borsatti©


8 commentaires:

  1. "Tu n’avais aucune place à toi dans le monde des adultes. Tu étais condamnée à être forte parce que tout ton univers était précaire. J’ai toujours senti ta force en même temps que ta fragilité sous-jacente. J’aimais ta fragilité surmontée, j’admirais ta force fragile. Nous étions l’un et l’autre des enfants de la précarité et du conflit. Nous étions faits pour nous protéger mutuellement contre l’une et l’autre. Nous avions besoin de créer ensemble, l’un par l’autre, la place dans le monde qui nous a été originellement déniée. Mais, pour cela, il fallait que notre amour soit aussi un pacte pour la vie."

    André Gorz (« Lettre à D. »)

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  2. @ ulysse, découverte pour moi. Ces mots sont justes, et bien à leur place. Je vais reprendre ce texte pour mon "mur" face book..... merci merci....je suis très émue.
    M@claire

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  3. Douce, si vous ne connaissez pas ce petit livre de Gorz, lisez-le, vous l'aimerez.

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  4. POUR VOUS, IL Y A LONGTEMPS: http://acoretacris.blogspot.fr/2013/01/pause-59-hommage-mclaire-addax.html

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    1. Ahahaha..ulysse ! oui il y a pas mal de temps...en effet !!! mais vous pouvez encore "me lire" ici si mes mots vous plaisent...... Merci encore à vous de votre fidélité......http://welovewords.com/sebelikela

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    2. Le plaisir de lire votre excellente poésie est pour moi incommensurable…

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  5. @ ulysse vous me flattez....merci à vous ! Bonne lecture donc !

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