vendredi 10 juin 2016

Je range tes lettres comme des papillons ou je ne sais quoi. Comme des pages de lumière vivante qui battent des ailes avant qu’on repousse le tiroir. Je les entends remuer la nuit, le jour. Tu sais à quelle vitesse s’éteignent ces brasiers qui nous font croire plus vivants. Cette sorte d’amour. On a beau tourner la page, c'est encore la blancheur. On n’entre jamais ici, on effleure.

 Dominique Sampiero / La fraîche évidence





2 commentaires:

  1. Heureuse d'être passée par ici, ce que c'est beau! Je reviendrai ;)

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  2. @ Anne avec plaisir ma belle :) ! Merci....chez toi aussi c'est beau et doux !

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