lundi 3 juillet 2017

Et puis un jour on trouverait le Nord avec des rires aux fenêtres
L’éclat des corps dehors à inventer même si on a coupé nos arbres
Même si au ralenti l’ailleurs s’en est allé on allégerait l’épaisseur du silence
Et le ciel évidé on secouerait toute la neige tombée sur les épaules
Un geste de refus si longtemps amarré à l’obscurité le monde
Un jour on trouverait une brèche vers le soleil on volerait le feu
Pour la beauté des flammes la liberté des rues offerte aux passants
Il suffirait de suivre l’empreinte des caresses sur nos corps
Cette place où indéfiniment bat la mer où insiste la vie dans l’apaisement
Des visages cette promesse cet accueil si loin de la dépossession
Alors d’autres pages à écrire au dos des jours raflés d’autres parcours
Quelques mots d’amour assemblés pour délacer les ombres
Un rendez-vous au-delà des matins fatigués
Aveugles au temps perdu nos rêves trop grands toujours trop grands
A nos dimensions de vivants sur le vide du ciel l’autre face du monde un jour
On trouverait ce dimanche qui se fait attendre au-delà de nos fièvres renversées


Mireille  Fargier Caruso
Illustration Peter Rotter









 


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