lundi 2 octobre 2017


Les éclairs ouvrent des plaies, un écrin d’enluminures.
Reflets zinzolins de l’aurore, devant.
A un moment il ne reste que la fuite, se dissimuler.
Fixer des silences, des pauses, masquer le tumulte, l’arrogance, la brutalité du monde.
(...)
Écriture penchée des nuages.
(...)
Ce n’est pas un départ, mais une suite.
Présence, présence seule.
Tisser les mots, le silence et les notes de la pluie.
Tisser tout fragment de l’univers.
On ne construit pas de palais sur la mer.
Ce sont pourtant les seuls visibles, le réel un rideau de fumée.

Raymond Alcovère, extrait de L'aube a un goût de cerise, N&B éditions, 2010




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