Mon lit est un torrent aux plages desséchées.
Nulle fougère n'y cherche sa patrie.
Où t'es-tu glissé tendre amour ?
Je suis parti pour longtemps.
Je revins pour partir.
Plus loin, l'une des trois pierres du berceau de la source tarie disait ce seul mot gravé pour le
passant : « Amie ».
J'inventai un sommeil et je bus sa verdeur sous l'empire de l'été.

René Char




Commentaires

  1. Pouvions nous éviter ce sinistre déclin ?
    Avons nous négligé notre si doux jardin ?
    Devions nous chaque jour tendrement l’arroser
    Au lieu d’y boire toujours au point de l’assécher ?

    Liliane Rosati (2004)

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  2. @ulysse ah quel joli rebond ! Merci !

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  3. Joli? Je n'en suis pas certain… Cet amour défunt de Rosati fait un peu "cliché" mais j'ai trouvé les mots de Char si déprimants…

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