"Il y a certainement quelqu'un
Qui m'a tuée
Puis s'en est allé
Sur la pointe des pieds
Sans rompre sa danse parfaite.

A oublié de me coucher
M'a laissée debout
Toute liée
Sur le chemin
Le cœur dans son coffret ancien
Les prunelles pareilles
A leur plus pure image d'eau.

A oublié d'effacer la beauté du monde
Autour de moi
A oublié de fermer mes yeux avides
Et permis leur passion perdue."


Anne Hébert
Photo Archive la presse




Commentaires

  1. J'avoue n'avoir lu d'Anne Hébert que Kamouraska, d'abord, puis Les fous de Bassan… J'avais été vraiment impressionné par le premier que j'ai d'ailleurs relu cet été. Et j'ignorais complètement sa poésie. Merci du partage.

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