En replantant des ellébores
je te parle
de nourrir le cosmos :
rien que cela
une cuillerée de terre
pour la racine encore visible
une cuillerée
pour achever d’emplir le pot
une pour le globe tout entier
la dernière
pour sa verticale vers l’énigme
Marie-Claire Blancquart
Sans la tendresse des femmes, mes amis, comment vivre ?
RépondreSupprimerSans la beauté des femmes, qui donc aimer ?
Et qui donc éblouir de nos pauvres yeux ?
Vers qui tendre nos faibles mains ?
Nina Berberova
RépondreSupprimerTrois femmes à la tête blonde
Pour une mission féconde
Ont rayonné sur notre monde :
Ève, la Joie et la Beauté ;
Maria, la Virginité ;
Madeleine, la Charité.
Parfumés comme des calices,
Dans la clarté, leurs cheveux lisses
Versent d’éternelles délices.
Juin 1842.
Théodore de Banville (1843)